La biennale des Arts

7 expositions, sous le commissariat général de Jean-Jacques Aillagon, pour une biennale des arts, d’une très grande diversité.

Photo : Musée Masséna ©Ville de Nice

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©Denis Allard / R.E.A

Jean Jaques Aillagon

Nice, ville du cinéma

Pour la quatrième fois, Nice invite le public à découvrir, à travers des expositions, l’exploration d’une thématique commune. En 2013, c’était autour du centenaire de Matisse, en 2015 autour de la Promenade des Anglais, en 2017 autour de l’École de Nice. À chaque fois, la thématique proposée put ainsi être développée par le biais d’approches et de points de vue divers, dans un nombre plus ou moins grand de musées du territoire niçois.

En 2019, à l’occasion du centenaire des Studios de la Victorine, c’est le cinéma qui fédère les initiatives de quatre musées, d’un centre d’art, le 109, et de l’espace public, tout cela sous la responsabilité de la Ville de Nice et de sa direction générale adjointe Culture et Patrimoine pilotée par André Santelli.

Au musée Masséna, l’exposition « Nice, Cinémapolis » évoque les 123 glorieuses années de l’histoire du cinéma dans la capitale de la Côte d’Azur.
Au MAMAC, c’est la rencontre inédite, dans les années 1960, entre l’Op Art, art du mouvement et de la lumière, et le cinéma de fiction qui est célébrée. Au début de cette décennie, l’art cinétique s’impose partout en Europe avec un double credo : déstabiliser la perception et démocratiser l’art. Baptisé « Op Art » en 1964, cet art si populaire connaît un succès retentissant auprès du grand public, au point d’engendrer un phénomène de récupération massive, notamment au cinéma. Le MAMAC déploie cette collaboration, d’une ampleur sans précédent, entre un art d’avant-garde et le cinéma de fiction, tout en convoquant un imaginaire des années 1960 qui nourrit le cœur de ses collections. Dans la galerie contemporaine, Hippolyte Hentgen explore l’univers des comics et du cinéma d’animation à travers un ensemble de sculptures, films et dessins qui composent un étrange décor aux résurgences Pop et fantasmatiques.
Au musée Matisse, de façon audacieuse et pertinente, le public est invité à s’engager dans l’interrogation de la relation existentielle et formelle de Matisse avec le cinéma.
Quant au musée de la Photographie, il a fait le choix de donner carte blanche à l’un des plasticiens cinématographes parmi les plus exigeants de notre pays, Alain Fleischer, directeur du Fresnoy.
Au 109, qui est devenu l’un des hauts lieux de la vie artistique de la ville, c’est un artiste, Niçois s’il en est, Ben, qui partagera ses réflexions sur l’art et le cinéma.
Le Musée national Marc Chagall accueillera Clément Cogitore, artiste plasticien, vidéaste, cinéaste, qui élabore une œuvre ample, singulière, qui se déploie entre l’image document, l’image fixe et l’image-mouvement.

Enfin, un choix de photographies grand format de Léo et Yves Mirkine, amis des stars et des célébrités, photographes de plateau sur plus de cent cinquante longs métrages, accueillera les voyageurs qui arriveront à l’aéroport, signalant ainsi à chacun la passion de la ville pour le cinéma et son attachement à la mémoire de ceux qui en ont fait la glorieuse histoire. Cette exposition, « La Victorine dans l’œil des Mirkine », sera également présentée au cœur de la ville, sur la Promenade du Paillon.

Contrairement aux précédentes éditions qui prenaient le parti de ne concentrer toutes les expositions que pendant la période estivale, le programme 2019 fait le choix de les répartir sur l’ensemble du second semestre de l’année, « CinéMatisse » prenant en septembre le relais de la première vague d’expositions qui aura été ouverte au mois de mai. C’est ainsi que toute la seconde partie de l’année sera marquée à Nice par des manifestations en rapport avec le centenaire de la Victorine.

Je sais gré à la Ville de Nice et à son maire, Christian Estrosi, de m’avoir confié, une nouvelle fois, le commissariat de la Biennale des Arts, qui occupe une place centrale dans la programmation de ce centenaire.

 

Jean-Jacques Aillagon
Commissaire Général de la Biennale des arts

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