Nice, Cinémapolis

Exposition présentée au musée Masséna, du 17 mai au 30 septembre 2019

Commissariat Jean-Jacques Aillagon, Président de la Mission Nice Patrimoine Mondial, Commissaire général de la Biennale des Arts de Nice 2019

 


Louis Feuillade, Tih Minh, 1918, affiche d’Emilio Vilà
Paris, Coll. La Cinémathèque française
Tih Minh, un film de Louis Feuillade, production 1918 © Gaumont
Affiche d’Emilio Vilà © DR, coll. Cinémathèque française

L’exposition se propose, à travers une fresque historique richement documentée, d’évoquer la relation intime qui lie Nice au cinéma, de son invention par les frères Lumière à aujourd’hui. Cette chronologie, qui s’étend de 1896 à 2019, illustrée à partir de nombreuses collections et plus particulièrement de celle de La Cinémathèque française, permet de témoigner de l’intense activité cinématographique de Nice et du rôle fondamental que la ville a joué dans le développement du 7e art, tout au long du XXe siècle.
L’itinéraire de l’exposition évoque les prémices du cinéma, son apparition dans les premiers lieux de divertissement, l’installation des premiers studios parmi lesquels celui de la Victorine, dont le centième anniversaire est célébré en 2019, le destin des salles de cinéma mais aussi les nombreuses personnalités liées à cet art, inventeurs, créateurs, réalisateurs, producteurs, acteurs et qui ont travaillé à Nice.
L’exposition fait dialoguer des œuvres diverses : extraits de films, affiches, photographies de tournage, manuscrits etc., conduisant ainsi le visiteur à découvrir, grâce à une approche transversale de l’histoire niçoise du cinéma, l’histoire d’une ville qu’on surnomma l’« Hollywood européen ».
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Le diable au corps.
Quand l’Op Art électrise le cinéma

Exposition présentée au MAMAC, du 17 mai au 29 septembre 2019

Commissariat d’Hélène Guenin, directrice du MAMAC et Pauline Mari, historienne de l’art

 


Henri-Georges Clouzot, Serge Bromberg et Ruxandra Medre,
L’Enfer, 1964, Photogramme – Scénario de Henri-Georges Clouzot, José-André Lacour
et Jean Ferry Avec Romy Schneider et Serge Reggiani © 2009 Lobster Films / France 2
Cinéma Avec l’autorisation de mk2 films.

Au début des années 1960, l’art cinétique s’impose partout en Europe avec un double crédo : déstabiliser la perception et démocratiser l’art. Peintures à illusions d’optique, reliefs à lumière motorisés, et environnements à vertige offrent des expériences de plaisir et d’inconfort. Ces objets détonnent avec l’œuvre d’art classique. Outre leur agitation provocante, en rupture avec le silence des musées, ils se destinent aux lieux publics et sont édités à bas prix en plusieurs exemplaires.

Baptisé « Op Art », cet art d’avant-garde, si populaire, rencontre un succès retentissant auprès du grand public, au point de connaître un phénomène de récupération inédit. Tandis que les publicitaires, les designers, les grandes enseignes et la mode s’emparent de sa géométrie euphorisante, le cinéma offre à l’Op Art un travestissement inattendu. Art du mouvement et de la lumière, il est à la fois un prédécesseur, apte à sublimer ses jeux visuels, et un suiveur, qui cherche à le vampiriser par désir de modernité. De la comédie au thriller, cinéastes et décorateurs y puisent un langage et des thématiques, produisant ainsi toute une gamme de « réemplois » dans le décor et l’intrigue – scènes de canular et d’effroi, personnage de sadique ou de bricoleur farfelu, mais aussi des expériences limites (des scènes d’hallucination, de psychose). Le cinéma est l’« œil du cyclone » : à la fois un observateur qui commente une esthétique déchaînée et son récupérateur le plus abouti.

L’exposition plonge le visiteur au sein d’une histoire passionnelle entre deux arts aux frictions fructueuses. Les films présentés sont ponctués de persiflages et d’incompréhensions, de sublimation réciproque, d’enfantements pop ou baroques, de collaborations ou de plagiat. Elle se concentre sur trois capitales du cinéma de l’époque, agitées par des scènes op actives : Paris, Londres et Rome. À travers près de 30 films, 150 œuvres et documents, elle explore l’origine comme les non-dits de cette fascination prédatrice, et envisage ce que le cinéma révèle à l’Op Art de sa propre nature.Elle déploie, ce faisant, l’esprit d’une décennie ébouriffée par la modernité, assoiffée d’émancipation et hantée, sans vouloir se l’avouer, par les fantômes de la guerre
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Hippolyte Hentgen, Le bikini invisible

Exposition présentée à la Galerie contemporaine du MAMAC, du 17 mai au 10 novembre 2019

Commissariat d’Hélène Guenin, directrice du MAMAC

 

Visuel expo Hippolyte Hentgen MAMAC
Hippolyte Hentgen, vue d’atelier, production de l’exposition
“Le bikini invisible”, 2019. Courtesy Hippolyte Hentgen et Galerie Semiose,
© Adagp, Paris, 2019.

Lina Hentgen et Gaëlle Hippolyte ont chacune étudié à la Villa Arson entre 1998 et 2006. De leur rencontre est née une collaboration à quatre mains sous le nom d’Hippolyte Hentgen. A travers dessins, installations, performances, films, elles s’approprient et utilisent les codes de la bande dessinée, du dessin de presse et de l’imagerie populaire – incluant le film d’animation et l’industrie des images. Hippolyte Hentgen a crée au fil des années un univers fantasque et burlesque. Dans le contexte de la biennale elles conçoivent au MAMAC une proposition ponctuée de grandes toiles, films, sculptures et installations. Entre esprit fantasmatique et résurgence pop, cet univers évoque un décor de fiction, en attente de son activation.
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